Formation :

  Etudes supérieures en latin et grec, motivées par l'amour des mots et de ce qu'ils disent de l'homme.

  En 2004, diplômée du Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris.

  Comédienne professionnelle, animée par le désir de donner corps et voix aux émotions et comportements humains, et à ce qui nous relie tous, le vivant. Le théâtre comme terrain d'observation, le théâtre comme lieu sacré où se joue le mystère de la vie.

  De 2011 à 2013, formée à la Sophro-analyse des mémoires prénatales de la naissance et de l'enfance et  aux fondements de la PNL, par le Centre Emergence Harmonique, Paris 13.

  En 2015, sous forme de modules, étude des bases des réflexes primitifs neuronaux, sous la direction de Marie-Claude Maisonneuve, créatrice du Rééquilibrage Sensoriel et Moteur, auteure du livre Maman, papa, j'y arrive pas !

  Prise de conscience qu'une méthode thérapeutique doit rester une méthode, un moyen dont on a recours à un moment donné, créé et appliqué par un autre individu que nous-même mais qui reste une personne, et non un maître, un tout puissant, un guide de conscience. Et si l'individu contemporain avait seulement besoin d'apprendre à vivre ? Sans dogmatisme thérapeutique, juste en exerçant son intelligence et son bon sens ?



Témoignage

Je suis chrétienne. Par un long processus.

J’ai cherché, avec beaucoup de volonté et d’entièreté, à comprendre les raisons de la souffrance ; en moi, et autour de moi, avec la conscience (et l'espérance !) que de là viendrait une aide possible aux autres. Je me suis mise en route. J’ai rencontré (en tant que patiente, cliente, en tant qu’apprentie et en tant que praticienne) différentes formes de thérapies qui ont répondu à mon désir impérieux de comprendre, de se justifier soi-même : psychothérapie, différentes variations de développement personnel où toutes les couches de l’être peuvent être mises au jour pour être traitées, désamorcées, exorcisées. Et de façon assez floue d’abord, j’ai commencé à avoir l’impression que je donnais une raison d’être à toutes ces formes de thérapies ; ce qui allait dans le sens de mon penchant à être utile aux autres ! Mais quoi faire avec ça ?

Deuxième étape du processus. C’est dans ces constats et questionnements voire découragements (je passe volontairement sur la durée de ces états) que j’ai entendu l’appel de Dieu et guidée par Lui, petit à petit, j'ai compris que ce qui me causait de la souffrance c’était justement de vouloir à tout prix, par la force de mes bras, pas très costauds, la supprimer, cette souffrance. Je n’ai pas été docile. Mon esprit était plutôt revêche à la parole de Dieu. Elle me paraissait n’être qu’à l’origine de divisions, culpabilisante. Je “savais” qu’elle rendait les hommes obtus et privés de curiosité pour leurs semblables et surtout elle m’enlevait toute possibilité de faire marcher mon intelligence ! Quel est le grand esprit (mathématicien, philosophe, artiste...) qui remercie Dieu de l’avoir créé si riche ? Peut-être plus qu’on ne le croit, après tout. En tout cas, j'ai bien été obligée de constater que la fréquentation même chaotique des évangiles m'apportait une paix toute particulière. Non seulement elles m'aidaient à me connaître, moi Mélanie Couillaud, mais en plus elles diffusaient en moi une compréhension vivante, un amour qu'aucun soin psychologique, holistique ne m'avait apporté. Même mon penchant à être utile se transformait ! 

J’ai dû tout mettre à plat : mes croyances, mes certitudes, mon savoir. Le silence.


Est-ce qu'on peut être accompagné sans être chrétien, ou sans intention de le devenir ?

Oui !

Si je reprends la question laissée en suspens "quoi faire avec ça?" il me semble que bon nombre de patients, clients de thérapies se la posent à un moment donné. Peut-être parce-que le problème n'est pas pris dans le bon sens ; grâce à la diversité des techniques d'accompagnement, on est en mesure d'obtenir et d'engranger des informations très spécifiques sur notre histoire personnelle. Mais nous sont-elles utiles pour notre quotidien ? Comment, depuis, je me comporte avec moi-même, mon mari, ma femme, mes enfants, mes voisins, sur la route, etc ? Sait-on quelles implications cela comporte d' appartenir à l'espèce humaine ? Par exemple, savoir que l'homme est conditionné par le temps, par l'espace et qu'il est coloré par de multiples mouvements intérieurs et que par conséquent, il est tout naturel qu'il ait de la peine à trouver un équilibre satisfaisant ; qu'en plus de cela, il vit dans un contexte géographique, culturel et social avec lesquels il interagit, et que... bref bien des choses échappent à sa maîtrise, autant de points qui, à mon sens, méritent d'être goûtés pleinement.

 Cet accompagnement s'adresse donc à toute personne qui le désire ; il peut être considéré comme un "travail" préparatoire où les bases sont révisées. Par exemple : "Quand je fais ça, comment je me sens ?", "Comment se nomme cette émotion qui me traverse ? Est-ce qu'elle m'est familière ?"  Apprendre à tourner le regard vers l'intérieur pour dialoguer avec ce qui nous constitue au quotidien, ce qui fait que j'ai des points communs avec celle ou celui en face de moi, mais ce qui fait aussi que pour toujours je serai différent(e).


Quel intérêt alors de dire que je suis chrétienne ?

Je considère que c'est une donnée importante sur la façon d' accueillir une personne en questionnement ou en souffrance : le thérapeute n'est pas tout puissant. Il cherche à garder en mémoire le fait que l'homme a des limites ; il ne dépend ou aspire ne dépendre à aucun crible de jugement de l'homme. C'est une mise à niveau entre celui qui accueille et celui qui choisit de venir.  

C'est aussi la joie d'informer ceux qui le souhaitent que l'homme peut être libre, indépendamment de toute pensée ou action humaine extérieures. Il s'agit là d'une expérience personnelle de foi, qui s'offre.

 Cela peut être aussi une aide pour les chrétiens qui se sentent isolés ou démunis.

J'ai à cœur d'ajouter que cette relation  n'est en rien incompatible avec le discernement, l'intelligence de soi, la responsabilité et le respect de la liberté de chacun.